UNE MAISON DE SOULIERS, D’HISTOIRES ET DE SORORITÉ

Je dédie ces quelques lignes à ceux

pour qui certaines choses autrefois simples

sont devenues immenses ou à leur entourage qui souhaite mieux les comprendre encore

Il y a des séquelles qu’on ne voit pas.

Pas de plâtre, pas de cicatrice spectaculaire, pas de preuve visible posée sur le corps pour expliquer pourquoi certaines choses ne sont plus si simples.Les séquelles invisibles, ce sont aussi des choses anodines devenues immenses.

Le bruit, la lumière, les mouvements, le monde, la concentration, les efforts incommensurables pour exécuter des tâches quotidiennes…

On essaie de faire semblant de fonctionner comme avant…

Accepter qu’une partie de nous ait changé est en soi déjà une étape salutaire…

Mais avant ça…

on pousse,
on minimise,
on compense,
et même face à soi-même.

Puis arrive enfin le moment où l’on comprend que l’on ne peut lutter contre ses propres séquelles, car cela reviendrait à renier une partie de soi et à s’épuiser contre soi-même.

Alors on commence à apprivoiser au lieu de combattre…

Vous deviendrez miennes…

On apprend son nouveau rythme,
ses limites,
ses besoins,
ses fragilités.

Pas pour réduire sa vie,
mais la continuer avec plus de douceur…

Car tu le sais,
et de bien bien trop près,
qu’il n’y en a qu’une de vie…

Et ce jour-là, alors,
on se sent légitime…

Comme séquelliste invisible,
on adore 😉
mais aussi comme cette femme qui est libre de pouvoir apprivoiser ses séquelles invisibles…
et ne plus vouloir prouver que ce que l’on vit existe.

Car le jour où tu es légitime,
tu ne sens plus le décalage…

Il existe sûrement ou pas…
mais il ne fait plus partie de toi.

Il y a juste toi et toi…

Et moi, en ce qui me concerne,
vu la place que je prends,
ce n’est pas grave si on n’est pas 2… 😉😂

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